Nouveautés

Idée-lecture de la semaine

Chaque semaine nous vous proposons une Idée-lecture: un livre (ou un film) qui nous a plu, et qui peut-être vous plaira aussi...

 

Semaine du 13 novembre 2017

Le pays que j’aime par Caterina Bonvicini, Gallimard, 2016, 315 p. (Cote : R BONV)

Valerio et Olivia grandissent ensemble à Bologne : Olivia est l'héritière des Morganti, de riches entrepreneurs du bâtiment, et Valerio est le fils du jardinier. Après avoir partagé une enfance de rêve, ils ne cessent de se séparer, de se retrouver, puis de se perdre de nouveau. Valerio suit d'abord sa mère à Rome quand celle-ci quitte son père. Plus tard, alors qu'ils sont étudiants, c'est Olivia qui part à Paris pour échapper aux disputes de son clan. Valerio est ambitieux et poursuit le rêve de devenir magistrat, Olivia, elle, tente désespérément de trouver son chemin…

Une belle fresque de l’histoire italienne de 1975 à 2013 vue à travers le destin d’une famille et de toute une société. (IOL)

Semaine du 6 novembre 2017

La voix cachée par Parinoush Saniee, Laffont, 2017, 375 p. (Cote : R SANI)

À quatre ans, Shahaab ne parle toujours pas. Pourquoi ? Personne ne le sait. Protégé par sa mère, Shahaab n'a pas conscience de sa différence et vit heureux. Puis il découvre que tout son entourage, y compris son père, le prend pour un idiot. Son monde de paix et d'harmonie s'écroule. Comment faire face à la violence psychologique dont il est victime ? Impuissant à se faire comprendre, submergé par une rage intense, il devient un véritable démon et commet les pires bêtises. Jusqu'à l'arrivée de sa grand-mère qui, en secret, à force d'amour et d'écoute, le délivre de sa colère et lui apprend à communiquer. Deux voix se mêlent et se répondent : celle de Myriam face aux difficultés de son fils, à la dureté de son époux et à la malveillance de sa belle-famille ; celle de l'enfant contraint d'affronter un monde qui lui est hostile.
Un livre bouleversant, rempli de souffrance et d’amour, qui fait réfléchir sur le manque de communication et de compréhension qui peut régner à l’intérieur de nombreuses familles. (J.P.)


Semaine du 31 octobre 2017

Les pépites par Xavier de Lauzanne, Rezo films, 2016, 88 min. (Cote : 305.8 Enfant Cambodge)

Marie-France et Christian ont toujours aimé les voyages. Dans les années 70, c’est en camping-car qu’ils ont parcouru le monde avec leurs 4 enfants. Arrivés à l’âge de la retraite en 1995, ils partent tous 2 pour Phnom-Penh, où ils rencontrent les enfants chiffonniers de la gigantesque décharge de la ville… Ils décident d’agir, commencent par leur distribuer un repas par jour, puis par leur construire un abri, puis par édifier une école. Ils parviennent ainsi à sortir des milliers d’enfants de la misère, leur offrant gîte, couvert et éducation. De la décharge aux paillotes, des écoles primaires à la formation professionnelle, le couple a compris qu'il fallait confier l'entreprise aux Cambodgiens eux-mêmes afin que l'association perdure. Et pour que ceux qu'ils ont tirés de la misère ne retournent plus jamais dans la décharge, ils développent des filières d'excellence dans le domaine de la restauration, de l'informatique, du cinéma… Les Pépites fait partie de ces documentaires, pas si fréquents, qui donnent foi en l'humanité, et qui nous amènent à la conviction qu’avec de la volonté et de l’amour, on peut déplacer des montagnes ! (C.Ju.)


Semaine du 16 octobre 2017

La petite lumière par Antonio Moresco, Verdier, 2014, 123 p. (Cote : R MORE)

Réfugié dans un hameau abandonné et désert dont il est le seul habitant, le narrateur perçoit chaque soir une petite lumière par-delà la forêt. Un jour, il décide de se mettre en route pour comprendre d’où elle vient.  Il découvre une petite maison où vit un enfant…
C’est un livre très mystérieux, sur la vie, l’enfance, la vieillesse, la mort, les fantômes… Une ambiance onirique et une très belle écriture. (IOL)


Semaine du 9 octobre 2017

Mille et un jours en Tartarie par Lyane Guillaume, Rocher, 2017, 411 p. (Cote : R GUIL)

Sept femmes autour d'une table bien garnie célèbrent la « Journée des femmes ». Parmi elles, Lyane, la narratrice, seule Française dans le groupe...
Nous sommes à Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan (ancienne Tartarie), le 8 mars 2014. Sous forme d'interviews et de récits croisés ou emboîtés, un peu à la manière des Contes des Mille et une nuits, Lyane Guillaume nous entraîne dans une fresque multicolore à la suite de ces femmes d'aujourd'hui ou d'hier, anonymes ou célèbres, humbles ou puissantes, qui ont marqué et continuent de marquer l'Ouzbékistan de leur empreinte.
Tour à tour épique, bouleversant, drôle, coloré, pimenté, en tout cas savoureux comme la cuisine ouzbèke, ce récit à sept voix sur les femmes d'Ouzbékistan est à la fois un livre d'histoires et un livre d'Histoire. (J.P.)

 

Semaine du 2 octobre 2017

Sous la même étoile par Dorit Rabinyan, Les Escales, 2017, 390p.
(Cote : R RABI)

À New York, lors d’un hiver glacial, le hasard a fait se rencontrer et s'aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d'autres circonstances. La femme, c'est Liat, une étudiante israélienne en séjour pendant une année à New York. L'homme, c'est 'Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah. À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et 'Hilmi décident de s'immerger, le temps d'un hiver, dans un amour impossible.

Ce roman, qui a fait polémique en Israël, traite avec lucidité de la question israélo-palestinienne et des barrières et préjugés que l’on porte en soi lorsque l’on appartient à une communauté religieuse ou politique. L’ouverture à l’autre est-elle néanmoins possible ? Une belle présentation de la complexité humaine. (IOL)

 

Semaine du 25 septembre 2017

La différence invisible par Julie Dachez et Mademoiselle Caroline, Delcourt, 2016, 196 p. (Cote : BD Mademoiselle Caroline)

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, intelligente, travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Les rapports sociaux l’épuisent et elle se sent agressée par le bruit. Ses gestes sont immuables et son environnement doit être un cocon. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Un beau témoignage sur un syndrome qui fascine et intrique autant qu’il est incompris. Une invitation à sortir des sentiers battus et « faire voler en éclats ce carcan normatif qui nous étouffe tous et nous empêche de vivre ensemble dans le respect et la tolérance ». (IOL)

Semaine du 18 septembre 2017

En route vers toi par Sara Lövestam, Actes sud, 2016, 586 p.
 (Cote : R LOVE)

Une broche en argent, une paire de lunettes tordue, une vieille règle en bois et des bottines à l’élégance désuète - quatre objets d’un autre temps viennent faire irruption dans la vie désenchantée de Hanna. Intriguée, Hanna remonte obstinément la piste de ces objets qui sont pour elle devenus talismans.
En 1906, dans la petite ville de Tierp, Signe lance un coup de pied dans un arbre. La jeune institutrice s’indigne de la différence salariale entre hommes et femmes, confirmée par la lettre qu’elle vient de recevoir de Stockholm. Lorsque la grande oratrice Brita Löfstedt arrive à Tierp avec l’envoûtante Anna à ses côtés, sa vie bascule. S’impliquant corps et âme auprès des suffragettes suédoises, Signe s’embarque aussi dans une aventure amoureuse dont elle n’aurait jamais pu imaginer la portée.
A travers cette double histoire, on comprend la force de l’engagement des premières féministes et le courage de vivre une histoire d’amour controversée pour l’époque. (J.P.)

 

Semaine du 11 septembre 2017

L’âme de la nature par Jean-Marie Pelt et Paul Couturiau, Genèse édition, 2015, 172 p. (Cote : 363.7 Ecologie)

Dans cet ouvrage, le très regretté botaniste Jean-Marie Pelt, décédé en 2015,  nous parle de son parcours, de ses luttes et de ses convictions. Il nous parle aussi de son enfance, de sa foi, des jardins qui l’on inspiré et de son rapport à la science. On y apprend son engagement en politique en tant qu’adjoint au maire de la ville de Metz pendant douze années, un sacrifice puisqu’il se sent en politique « comme un poisson hors de l’eau ». Comment, sous cette casquette, il a pu mettre en pratique son concept d’écologie urbaine et créer le premier Institut européen d’Écologie.

La préoccupation constante de Jean-Marie Pelt pour le monde du vivant et son engagement à éveiller les consciences pour le préserver nous touche énormément. (IOL)

 

Semaine du 3 septembre 2017

Le baby-sitter par Jean-Philippe Blondel, Buchet Chastel, 2010, 297 p. (Cote : R BLON)

Etudiant de dix-neuf ans, Alex est à la recherche d’un job lui permettant de remplir son frigo et de s'amuser un peu. Il opte finalement pour le baby-sitting. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde.
Un roman qui commence tout en douceur, des rencontres anodines, des liens qui se tissent, puis un drame, une écriture qui devient plus dense, à l’image de ce que vit le héros. Un vrai roman d’initiation, avec toujours ce regard introspectif que l’on aime tant chez cet auteur. (IOL)

 

Semaine du 28 août 2017

A la fin le silence par Laurence Tardieu, Seuil, 2016, 170 p. (Cote : R TARD)

Décembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu’elle va devoir vendre la maison de son enfance, lieu des origines et de la mémoire familiale. Face à ce chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible. Janvier 2015. La vague d’attentats qui frappe la France la laisse sans mots, avec le sentiment d’avoir été dépossédée du monde tel qu’elle le connaissait. En elle, l’urgence s’est déplacée : que faire d’autre qu’écrire, pour tenter de faire face à l’innommable ? Paradoxe de cet effondrement généralisé : tout au long de ces mois elle a porté un enfant, puis elle l’a mis au monde.

Un roman autobiographique percutant, tant par la justesse de l’écriture que par sa charge émotionnelle et analytique. (IOL)

 

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