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Idée-lecture de la semaine

Chaque semaine nous vous proposons une Idée-lecture: un livre (ou un film) qui nous a plu, et qui peut-être vous plaira aussi...

 

Semaine du 25 juin 2018

Quelques jours à vivre par Xavier Bétaucourt, ill. par Olivier Perret, Delcourt, 2017, 125 p. (Cote : BD Perret)

Ce matin, Juliette prend son service à l'unité de soins palliatifs. Dans ce service qui ne ressemble à aucune autre unité médicalisée, elle assiste à la réunion de transmission entre les infirmières de nuit et celles de jour. Tour à tour, le personnel surveillant se présente, s’exprime sur son vécu, ses compétences, qui vont de l’accompagnement des patients dans leurs derniers instants jusqu’au soutien apporté à leur entourage. Ces hommes et femmes particulièrement exposés sur le plan psychologique se livrent avec une sincérité touchante. Même si la mort fait partie de leur quotidien, elle n’est jamais banalisée et les relations ne sont jamais déshumanisées. Juliette comprend qu'elle va devoir remettre en question bon nombre de ses certitudes...
Parfois triste mais jamais glauque, cette bande dessinée documentaire explique le quotidien de cette unité médicale pas comme les autres et rend hommage au personnel soignant qui n’arrive jamais par hasard dans ce service. (J.P.)

Semaine du 18 juin 2018

Glory (DVD), par Kristina Grozeva et Petar Valchanov, 2016, 134 min. (Cote : F(BGR) GLOR)

Un jour qu'il en train de nettoyer une voie ferrée, le cantonnier Tzanko Petrov trouve des billets de banque éparpillés un peu partout. Plutôt que de les garder, l’honnête homme préfère les rendre à l’Etat qui, en signe de reconnaissance, organise une cérémonie en son honneur et lui offre une montre... qui ne fonctionne pas. Tsanko n’a qu’une envie : récupérer la vieille montre de famille qu’on ne lui a pas rendue. Commence alors une lutte absurde avec le Ministère des Transports et son service de relations publiques mené par la redoutable Julia Staikova pour retrouver l’objet...
A partir d'un fait plus ou moins anodin débouchant sur un engrenage aussi fatal qu'inéluctable, Glory montre l’acharnement à « ne pas lâcher le morceau ». Sans jamais céder à un quelconque manichéisme, le film oppose le monde du pouvoir à ceux qui n'ont rien, à part leur honnêteté et leur innocence ; il présente de façon tragi-comique les inégalités et la corruption qui gangrènent le pouvoir dans les démocraties.(CJu)

Semaine du 11 juin 2018

Trois filles d’Eve par Elif Shafak, Flammarion, 2018, 476 p. (Cote : R SHAF)

Mariée à un riche promoteur, Peri assiste à un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore. Au cours du repas, chacun commente les événements dramatiques que traverse la Turquie pendant qu’elle repense à sa jeunesse, à l’affrontement entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis étudiante à Oxford entre ses deux amies : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle se remémore aussi sa rencontre avec Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Cette soirée pas comme les autres fera ressortir les contradictions de la femme d’aujourd’hui et les impasses dans lesquelles se débat une société coincée entre tradition et modernité.
Elif Shafak est une conteuse des temps modernes. Ses histoires oscillent entre passé et présent, entre Moyen-Orient et Occident. Des histoires toujours prenantes qui démontrent bien la difficulté d’être une femme tiraillée entre deux cultures et deux époques. (J.P.)

Semaine du 4 juin 2018

Ô vous sœurs humaines par Mélanie Chappuis, Slatkine, 2017, 125 p. (Cote : R CHAP)

Rivalités, Solidarités, Dualités, Complicités, Fidélités et Vanités sont les six intitulés des parties qui structurent ce recueil, constitué de textes brefs, entre fragments et nouvelles. Mélanie Chappuis saisit avec une acuité de photographe les courts instants d'échanges, de relation, de connivence ou de rejet entre sœurs, amies, mère et fille, ... Chacune d’entre nous retrouvera sans doute, au détour d'une page, un fragment de sa propre vie ! A travers des attitudes, des situations, des confrontations, quelque chose d'invisible et d'insaisissable semble relier toutes ces femmes, quels que soient leur âge, leur pays, le contexte dans lequel elles vivent. Et chacun de ces textes est absolument criant de vérité…(CJu)

Semaine du 28 mai 2018

Visages villages [DVD] par Agnès Varda et JR, Le pacte, 2017, 89 min. (Cote : 778.92 Visages)

Quand Agnès Varda et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble. Les voici donc partis tourner un film en France, loin des villes, en sillonnant les campagnes de village en village avec le camion photographique - et magique - de JR. On suit l’attachant duo au hasard des rencontres ou des projets préparés. On savoure leur complicité, l’écoute qu’ils portent aux agriculteurs, ouvriers, vendeuse, qu’ils photographient et dont ils  affichent parfois les portraits en grandeur nature ou plus !!
Un petit bijou, plein de générosité et de tendresse !. (CJu)

Semaine du 21 mai 2018

Le poids de la neige  par Christian Guay-Poliquin, Ed. de l’Observatoire, 2018, 249 p. (Cote : R GUAY)

Dans une contrée non identifiée, à une époque qui semble être un futur proche, un homme gravement blessé suite à un accident se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d'électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d'une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire. Dans la véranda d'une maison où se croisent les courants d'air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l'hiver et de leur rude face-à-face.

Cerné par une nature sublime et hostile qui annule tout repère, un huis clos  intense où se révèle la complexité des sentiments humains, entre méfiance, nécessité et entraide. Un très beau roman, qui nous habite longtemps encore après l’avoir refermé. (IOL)

Semaine du 14 mai 2018

Les seize arbres de la Somme par Lars Mytting, Actes sud, 2017, 420 p. (Cote : R MYTT)

En 1971, un jeune couple franco-norvégien trouve la mort au fond d’un étang de la Somme dans d’étranges circonstances. Edvard, leur fils de trois ans, n’est retrouvé que quatre jours plus tard, à une centaine de kilomètres du lieu du drame. Comment le petit garçon a-t-il échoué là ? Et pourquoi ses parents s’étaient-ils aventurés en pleine nuit dans cette forêt ? Élevé par son grand-père en Norvège, Edvard n’a jamais su ce qui s’était réellement passé en France. Lors du décès de son aïeul, le jeune homme va exhumer les secrets d’une histoire familiale étroitement liée aux conflits qui ont meurtri le siècle.
L’histoire palpitante de la recherche de la vérité à travers le temps. Des histoires de vie imbriquées dans la grande Histoire du siècle dernier, à travers des décors de toute beauté. (J.P.)

Semaine du 7 mai 2018

Là-bas, août est un mois d’automne par Bruno Pellegrino, Zoé, 2018, 221 p. (Cote : R PELL)

Un frère et une sœur vivent depuis toujours sous le même toit. Ils ont conclu ensemble un pacte tacite. Madeleine fume le cigare, se passionne pour la conquête spatiale, tient le ménage de la maison et, surtout, protège son frère. Gustave, lui, s’acharne à inventorier le monde et ce qui va disparaître, en marchant, photographiant, écrivant. C’est que la paysannerie se transforme, ses rituels et ses objets aussi, et, avec eux, la nature.

Ce  roman s'inspire librement de la vie du poète suisse Gustave Roud (1897-1976) et de sa sœur Madeleine. Un éloge de la lenteur et de la liberté, premier roman d’un jeune auteur très prometteur. (IOL)

Semaine du 23 avril 2018

Les petites victoires par Yvon Roy, Rue de Sèvres, 2017, 150 p. (Cote : BD ROY)

Comment dire à son fils tant désiré qu'il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale. C'est le combat que va mener ce père en suivant son instinct et son intuition bien plus que les discours et recommandations des professionnels. Un travail sur soi et un investissement total, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires…

Qu’il est réjouissant de voir un père s’investir de la sorte ! Un roman graphique très touchant. (IOL)

Semaine du 16 avril 2018

Une longue impatience par Gaëlle Josse, Noir sur blanc, 2017, 190 p. (Cote : R JOSS)

En Bretagne, la veuve d'un pêcheur épouse en secondes noces le pharmacien du village. Son fils, issu de son premier mariage, ne parvient pas à trouver sa place dans cette nouvelle famille et choisit de partir en mer, comme son père. Une longue attente commence alors pour la narratrice qui, pour tromper son ennui, imagine le grand banquet qu'elle offrirait afin de fêter le retour de son enfant.
D’une écriture ciselée et sensible, Gaëlle Josse décrit l’attente et la douleur d’une mère, son amour absolu pour son fils, ses regrets, sa culpabilité. Un cri d’amour bouleversant, une lecture magnifique. (J.P.)

Semaine du 9 avril 2018

Nos âmes la nuit par Kent Haruf, Robert Laffont, 2016, 167 p. (Cote : R HARU)
ou
Unsere Seelen bei Nacht par Kent Haruf, Diogenes, 2017, 208 p.
(Cote : Ral HARU)

Addie, soixante-quinze ans, veuve depuis des décennies, fait une étrange demande à son voisin, Louis : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour se parler, se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bientôt, bravant les cancans de la petite ville de Holt où ils vivent depuis toujours, Addie et Louis se retrouvent presque chaque soir. Ainsi commence une belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans le noir, de mots de réconfort et d’encouragement…

L’histoire démarre sur une proposition improbable et « folle ». On se prend vite et facilement au jeu, et le « conte de fées » moderne prend forme sous notre regard attendri. Les personnes âgées cherchent elles aussi à rompre la solitude, et c’est normal…
Mais si les deux premiers tiers du livre sont beaux, comme on le sait « les histoires d’amour finissent mal, en général… » Et c’est bien dommage, la fin en est triste et décevante. Heureusement, libre à chacun de nous d’imaginer un autre dénouement… (CW)

 

Semaine du 26 mars 2018

Ör par Audur Ava Olafsdottir, Zulma, 2017, 235 p. (Cote : R OLAF)

Jonas, 49 ans, divorcé, père d'une fille adulte dont il vient d'apprendre qu'il n'est pas le vrai père et fils d'une mère dont l'esprit a chaviré, veut en finir avec cette vie sans saveur ni plaisir mais ne sait pas comment s'y prendre et veut épargner à sa fille l'épreuve de le trouver mort. Notre homme, pourvu de sa caisse à outils, le bricolage étant son passe-temps préféré, part dans un pays dangereux, un endroit qui vient de sortir d'une guerre effroyable, pensant que là-bas ce serait plus simple de mourir - et pourquoi pas sans même le chercher - mais les choses ne vont pas vraiment se dérouler comme il le pensait...
Ör est le roman d’un homme blessé et perdu et de sa reconstruction à travers la réparation symbolique d’un endroit encore plus meurtri que lui. L’écriture de cette auteure islandaise est à la fois déconcertante et poétique et nous fait entrer dans son univers si propre à elle. Un magnifique roman de renaissance. (J.P.)


Semaine du 19 mars 2018

8493 par Nikola Sanz, s.n, 2017, 240 p. (Cote : 910.4 Voyage Récit)

En avril 2015, Nikola Sanz entame une formidable aventure : partant de New Delhi en Inde, il parcourra 8493 km à vélo pour revenir à Lausanne, 8 mois plus tard. Ayant en tête une phrase d’Alexandre Jollien : « Ne pas chercher le chemin à suivre, juste la direction, qui suggérera le pas à faire », Nikola se lance dans cette aventure qui lui permettra d’expérimenter des situations climatiques extrêmes, des frustrations mais également des grandes joies. En 11 lettres adressées au lecteur, et de belles photographies de l'auteur, cet ouvrage nous offre le récit d’un voyage riche de rencontres et d'émotions.

Merci à Nikola Sanz pour l’enthousiasme qu’il partage dans ce livre et pour nous rappeler que l’aventure est à portée de tous… (IOL)


Semaine du 12 mars 2018

La tresse par Laetitia Colombani, Grasset, 2017, 221 p. (Cote : R COLO)

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
À travers l'histoire de ces femmes, Laetitia Colombani rend un bel hommage à toutes celles qui luttent pour leur dignité, leur liberté, leur vie. (J.P.)

Semaine du 5 mars 2018

Les arbres, entre visible et invisible par Ernst Zürcher, Actes sud, 2016, 283 p. (Cote : 582.16 Arbre)

L’auteur, ingénieur forestier et docteur en sciences naturelles, rend ici hommage à ces « êtres de bois » que sont les arbres. Il plaide en faveur de leur protection en dressant un panorama des recherches scientifiques et des croyances ancestrales, dans une alternance de chapitres plus passionnants les uns que les autres. On y découvre les dernières recherches concernant l’influence de la lune et des astres sur la croissance des arbres (« marées vertes »), les bienfaits des « bains de forêts » pratiqués avec succès au Japon afin de réduire le stress, la formation d’eau « nouvelle » résultant de la photosynthèse, et bien d’autres sujets d’étonnement encore !
En plus de nous rendre attentif au merveilleux agencement de notre environnement naturel et vivant, ce livre traite de questionnements actuels et donne de nombreuses pistes pour un futur respectueux et durable. (IOL)

Semaine du 26 février 2018

Underground railroad par Colson Whitehead, Albin Michel, 2017, 397 p. (Cote : R WHIT)

Underground Railroad, c'est le nom du réseau clandestin d'aide aux esclaves qui fuyaient leurs plantations et tentaient de rejoindre les états du nord, abolitionnistes.
L’auteur américain Colson Whitehead a matérialisé pour nous ce célèbre réseau, le transformant en une véritable voie ferrée souterraine. Il nous entraîne dans l'aventure de Cora, 16 ans. Dans sa fuite, la jeune fille va rencontrer le racisme sous toutes ses formes, l'esclavage étant la pire, mais peut-être pas la plus vicieuse...
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire. (C.Ju.)


Semaine du 19 février 2018

Le premier homme par Jacques Ferrandez, d’après l’œuvre d’Albert Camus,  Gallimard, 2017, 181 p. (Cote : BD Ferrandez)

Avec « Le premier homme », Albert Camus nous livre à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. A la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l'école, la découverte du monde extérieur...

Après la transposition en BD de « L’Etranger » en 2013, Jacques Ferrandez revisite avec bonheur le dernier roman inachevé de Camus. (IOL)

Semaine du 5 février 2018

Chaque seconde est un murmure par Alain Cadéo, Mercure de France, 2016, 142 p. (Cote : R CADE)

Après un accident de voiture, le jeune Iwill a rompu toutes attaches familiales. Il va désormais au hasard des routes. Lorsqu’il arrive à Luzimbapar, il rencontre Sarah et Laston. Le couple vit coupé du monde entouré d’une meute de chiens féroces. Pendant que Laston creuse des tunnels sans fin dans une ancienne mine de cuivre, Sarah confie à Iwill un cahier sur lequel il devra consigner sa vie, instaurant un pacte tacite : il s’en ira une fois le cahier achevé...

Un livre assez étrange, servi par une belle écriture. (IOL)

Semaine du 29 janvier 2018

Les huit montagnes par Paolo Cognetti, Stock, 2017, 298 p. (Cote : R COGN)

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au cœur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé.

La beauté sauvage de la nature est magnifiquement décrite dans ce roman. On y sent l’air pur de la montagne et on s’attache aux deux personnages principaux, celui qui reste, celui qui revient… Deux destins différents mais tout aussi intègres et solitaires.
Simplicité, solitude, authenticité sont les mots qui décrivent le mieux ce très beau roman ! (IOL)

Semaine du 22 janvier 2018

Nids, terriers et autres refuges : Jardin botanique alpin, 21 juin - 29 oct. 2017, dirigé par Camille Abele, photographie de Laurent Barlier, textes de Cyril Macq. Commune de Meyrin, Fonds d'art contemporain, 2017 (Cote : 700.92 Meyrin)

Voici une plaquette qui nous replonge avec bonheur au cœur du Jardin botanique alpin de Meyrin durant l’été 2017. Des installations artistiques éphémères et participatives autour du thème du « nid » y avaient pris place.
Au fil des pages et des superbes photos de Laurent Barlier, Cyril Macq nous fait partager son enthousiasme. Les textes imagés décrivent à merveille les œuvres et l’univers des artistes qui les ont créées.

Richesse du sens, bambous, chamanisme, poésie, rencontres… le tout sous les arbres, dans un magnifique jardin. De quoi nous redonner des forces dans la grisaille de l’hiver ! (IOL)


Semaine du 15 janvier 2018

 

La beauté des jours par Claudie Gallay, Actes sud, 2017, 403 p. (Cote : R GALL)
Jeanne mène une vie calme. Elle a épousé Rémy jeune, ils ont eu des jumelles, sont heureux ensemble et font des projets raisonnables. L’année du bac, un professeur lui avait fait découvrir l’artiste serbe Marina Abramovic. Fascinée par cette femme qui engage son existence dans son travail, Jeanne a toujours gardé une photographie de sa célèbre performance de Naples : comme la promesse qu’il est possible de risquer une part de soi pour vivre autrement. Quand Jeanne s’amuse à suivre tel ou tel inconnu dans la rue, c’est à cet esprit audacieux qu’elle pense. Surtout cet été-là. Peut-être parce que, les filles étant parties, la maison paraît vide ? Ou parce qu’elle recroise un homme qu’elle a aimé, adolescente ? Jeanne se révèle plus que jamais songeuse et fantasque, prête à laisser les courants d’air bousculer la quiétude des jours.
Roman de la vie ordinaire, cette histoire raconte la vie d’une femme dont les pensées et les désirs sont beaucoup moins lisses et tranquilles que sa vie réelle. Comme toujours, l’écriture de Claudie Gallay est pleine de grâce et d’émotion, touche à l’intime. (J.P.)


Semaine du 8 janvier 2018

L’homme sans argent : récit par Mark Boyle, Les arènes, 2016, 250 p. (Cote : 338.9 Décroissance)

Mark Boyle, diplômé en économie et vivant en Angleterre, est le fondateur de la communauté Freeconomy, une plateforme dédiée au don. Inspiré par une phrase de Gandhi « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », il choisit de vivre en se posant la question « combien puis-je donner ? » plutôt que « combien puis-je prendre ». Il décide de mettre en pratique ses pensées et de vivre une année en se passant totalement d’argent.

En suivant les règles strictes qu’il a lui-même mises en place, Mark revient à l’essentiel et trouve le moyen de s’épanouir dans la gratuité. C’est avec beaucoup d’humilité, de sagesse et d’humour qu’il nous fait part de cette expérience incroyable et nous montre que cette voie est possible, certes exigeante, mais source d’une grande joie. (IOL)

 

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