Nouveautés

Nouveautés par catégorie

Idée-lecture de la semaine

Chaque semaine nous vous proposons une Idée-lecture: un livre (ou un film) qui nous a plu, et qui peut-être vous plaira aussi...

 

Semaine du 15 avril 2019

Les séances, par Fabienne Jacob, Gallimard, 2016, 141 p. (Cote : R JACO)

Eva est photographe de mode pour enfants. Un appel pressant de sa sœur Liv l’oblige à revenir dans son village natal de la frontière franco-allemande. Sur l’autoroute, souvenirs et pensées affluent et se bousculent à bord de la voiture de location : son rapport, parfois cynique, aux enfants qu’elle prend en photo, son enfance avec Liv, qui soigne aujourd’hui les gens à coups de petites phrases énigmatiques, et aussi les visites rendues à Irène, leur mère, perdue dans les méandres de sa mémoire défaillante.

Ce roman dépeint admirablement le portrait des trois femmes, et la lente modification intérieure qui survient avec le temps. (IOL)


Semaine du 8 avril 2019

Bitna, sous le ciel de Séoul, par Jean-Marie Gustave Le Clézio, Stock, 2018, 216 p. (Cote : R LECL)

Bitna, étudiante coréenne de 18 ans, cherche du travail pour pouvoir quitter sa tante odieuse chez qui elle loge. Elle trouve l’annonce de Salomé, une jeune femme immobilisée par une maladie incurable, qui est à la recherche d’une personne pouvant lui raconter des histoires. Parce que le conte peut faire reculer la mort, Bitna et Salomé se sauvent dans des récits quotidiens ou fabuleux, et bientôt la frontière entre réalité et imaginaire disparaît.
Un roman où se mêlent mensonge et vérité, légèreté et mélancolie, douceur et violence, vie et mort. Une plume teintée de poésie et d’onirisme. (IOL)


Semaine du 1er avril 2019

Partiellement nuageux, par Antoine Choplin, La Fosse aux ours, 2019, 134 p. (Cote : R CHOP)

Ernesto, astronome dans le modeste observatoire de Quidico, au Chili, vit seul dans ce territoire mapuche avec son chat. En visite à Santiago dans l'espoir de financer une pièce de son télescope défectueux, il retourne au musée de la Mémoire où est exposée une photo de Paulina, sa fiancée disparue sous la dictature de Pinochet. C'est en ce lieu qu'il rencontre Ema, qui porte elle aussi le poids du passé.

Une rencontre comme un chemin vers la résilience, dans ce roman épuré, essentiel et magnifique. (iOL)


Semaine du 25 mars 2019

Le camp des autres par Thomas Vinau, 10-18, 2018, 189 p.
(Cote : R VINA)

Le camp des autres, Gaspard l’a rejoint. Après avoir quitté la maison familiale où son père le battait comme plâtre, le gamin s’est retrouvé seul dans la forêt avec son chien. Il a affronté le froid, la faim, la peur, les loups. Recueilli par Jean-le-Blanc, un ermite vivant au cœur des bois, il est remis sur pied avant de partir sur les routes avec la Caravane à Pépère, une bande d’exclus épris de liberté qui sillonna la France au tout début du 20ème siècle. Des sans-abris, des sans famille, des sans patrie. Des revenus du bagne, des voleurs à la tire, des gitans. La lie d’une société bourgeoise que Clémenceau écrasa avec ses brigades du tigre en 1907.
Les romans de Thomas Vinau sont toujours brefs mais finement écrits. Celui-ci, bien qu’historique, est d’actualité.  (J.P.)

Semaine du 18 mars 2019

Les grands espaces scénario et illustrations par Catherine Meurisse, Dargaud, 2018, 90 p. (Cote : BD Meurisse)

Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d'arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d'y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d'un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l'auteure raconte le paradis de l'enfance, que la nature, l'art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu'à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d'une enfance et l'imaginaire qui s'y déploie, en toute liberté.
Un retour à la terre et à l’enfance. Entre humour et nostalgie, Catherine Meurisse parle de sa famille bienveillante, d’écologie, de son éveil à la beauté. Cet album mélange nature, art, littérature et souvenirs dans un album qui fait du bien. (J.P.)

 

Semaine du 11 mars 2019

Le bruit du dégel, John Burnside, Métailié, 2018, 361 p. (Cote : R BURN)

Kate, étudiante à la dérive, fait des "enquêtes" cinématographiques dans les rues désertées des banlieues pavillonnaires près de Chicago. Son père vient de mourir brutalement et elle noie son chagrin dans l’alcool et les médocs. Au cours d’une de ses déambulations, elle rencontre Jean, une vieille dame en pleine forme qui coupe son bois et prépare des thés délicats. Jean accepte de raconter son histoire à la jeune fille, au cours de plusieurs après-midis passés autour d’une tasse de thé et de biscuits faits-maisons. S’en suit une belle relation entre ces deux femmes solitaires et blessées, qui les mènera chacune vers un apaisement.

Entre récit intime et histoire de l’Amérique du nord au XXème siècle, un très beau roman. (iOL)

Semaine du 4 mars 2019

Leur patient préféré : 17 histoires extraordinaires de psychanalystes, par Violaine de Montclos, Stock, 2018, 173 p. (Cote :150.19 Psychanalyste)

Des psychanalystes partagent leur souvenir d'une rencontre marquante avec un patient qui a pu décider de leur vocation ou qui a changé à la fois leur vie et celle de ce patient.

Tapis dans un recoin, derrière le divan, nous écoutons, nous assistons, nous admirons le lien unique et incroyable du patient à l'analyste. A rebours de toutes les idées reçues. Autant d'histoires personnelles qui cartographient l'étendue et l'ambivalence des rapports humains. (MGA)


Semaine du 25 février 2019

Ex libris : the New York Public Library [DVD], réalisé par Frederick Wiseman, 2018 (Cote : 027.4 New York)

Frederick Wiseman investit une grande institution du savoir et la révèle comme un lieu d'apprentissage, d'accueil et d'échange. La New York Public Library incite à la lecture, à l'approfondissement des connaissances et est fortement impliquée auprès de ses lecteurs. Grâce à ses 92 sites, la troisième plus grande bibliothèque du monde rayonne dans trois arrondissements de la ville et participe ainsi à la cohésion sociale des quartiers de New York, cité plurielle et cosmopolite. Comment cet incomparable lieu de vie demeure-t-il l'emblème d'une culture ouverte accessible et qui s'adresse à tous ?

Un film passionnant qui montre que les bibliothèques sont avant tout un lieu pour les gens, quels qu’ils soient, et pas seulement pour les livres ! (IOL)

Semaine du 11 février 2019

Didier, la 5e roue du tracteur scénario par Pascal Rabaté ; illustré par François Ravard, Futuropolis, 2018, 79 p. (Cote : BD Ravard)

Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, ce passionné du tour de France, n'a toujours pas connu le grand amour. Alors qu'il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig est furieuse, mais consciente des malheurs de son frère, elle l'inscrit sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche...
Quelle bande dessinée jubilatoire ! On rit de bon cœur devant cette histoire qui nous fait penser à une certaine émission de téléréalité… Cela dit, on réfléchit aussi à la condition difficile des agriculteurs. Car l’histoire aborde des sujets de société comme le célibat, les faillites et la déprime des paysans. Une jolie pépite ! (J.P.)

Semaine du 4 février 2019

Dreamers par Yuyi Morales, Neal Porter books, 2018, 32 p. (Cote : Ajan MORA)
ou
Soñadores par Yuyi Morales, Random House, 2018, 32 p. (Cote : Ajes MORA)

Que feriez-vous si vous rêviez d’une nouvelle vie, et qu’elle venait à vous ? Que se passerait-il si cette nouvelle vie vous amenait dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, où vous vous sentiriez seul et ignoré ? Et si vous deviez faire de cette nouvelle vie votre nouveau chez-vous ? Et si vous trouviez votre nouveau chez-vous à travers un monde de livres. Et si tout cela était vrai...

Un album sur le thème des migrants, à travers une histoire vraie servie par une illustration magnifique, constituée de peinture, collages de dessins d’enfants, de motifs textiles traditionnels mexicains, etc… (CW)

Semaine du 28 janvier 2019

Meyrin : du réel au dessin : BD-reportages, Service de la culture de la ville de Meyrin, Collection Cairn, 2018, 104 p. (Cote : 700.92 Meyrin)

Auteur et dessinateur de BD de renommée internationale, Guy Delisle a fait une halte en Suisse pendant quelques semaines pour partager sa passion du BD-reportage. A l'occasion d'une résidence à Meyrin en janvier et février 2018, il a encadré 16 étudiants de la toute nouvelle Ecole supérieure de bande dessinée et illustration de Genève. Le résultat de leur collaboration a donné lieu à une exposition "Meyrin, du réel au dessin", ainsi qu’à cette bande dessinée, fruit des reportages de ces seize jeunes… Une façon originale et surprenante de découvrir – ou redécouvrir – notre commune !! (CJu)

Semaine du 21 janvier 2019

Un monde à portée de main par Maylis de Kerangal, Verticales, 2018, 284 p. (Cote : R KERA)

Le récit du destin de Paula Karst commence avec son apprentissage de la technique du trompe-l’œil. Etudiante à l'Institut supérieur de peinture de Bruxelles, elle rencontre Jonas, peintre en décor surdoué, et Kate, une Ecossaise débrouillarde et impulsive. En 2015, après avoir travaillé à Paris, Moscou et en Italie, elle se voit proposer un projet de reconstitution de la grotte de Lascaux.
Une réflexion en profondeur sur le réel et le factice. Un beau roman, très dense, avec une écriture époustouflante et toute en horizontalité, qui rend tangible les relations subtiles entre les protagonistes. (IOL)

Semaine du 14 janvier 2019

Tristan par Clarence Boulay, S. Wespieser, 2018, 186 p. (Cote : R BOUL)

Après sept jours de traversée en plein Atlantique Sud, à bord d’un langoustier assurant la liaison avec la ville du Cap, Ida débarque sur l’île de Tristan. Au fil de ses déambulations dans le village accroché aux pentes d’un volcan, elle découvre les habitants de cette petite communauté. Avec pour seules limites le ciel immense et l’océan, ses repères chavirent peu à peu dans une lente dilatation du temps. Suite au naufrage d’un cargo, Ida s’engage dans une opération de sauvetage avec quelques habitants de l’île. Elle y fait la connaissance de Saul, et surgit alors l’éblouissement amoureux.

Entre solitude et attente, perte totale des repères, un beau roman intimiste. (IOL)

 

Semaine du 7 janvier 2019

Baba Segi, ses épouses, leurs secrets par Lola Shoneyin, Actes sud, 2016, 290 p. (Cote : R SHON)

Malgré les études qu’elle a menées brillamment et qui pourraient lui assurer un avenir différent, Bolanle devient la quatrième femme de Baba Segi, de vingt ans son aîné. Elle n’est pas la bienvenue auprès des autres épouses qui cumulent sept enfants : elle est la nouvelle, la plus jeune, et pire que tout elle est instruite. Bolanle comprend vite que, pour se faire accepter, elle va devoir devenir mère. Mais les mois passent sans qu’elle tombe enceinte, et sa stérilité supposée menace l’équilibre de la maisonnée... Tour à tour, les quatre épouses prennent la parole pour raconter leur vie jusqu’à l’arrivée de Bolanle. Ces témoignages cumulés permettent de comprendre leur attitude et dressent le portrait d’une partie de la société nigériane et notamment de la condition des femmes. Des expressions truculentes et l’alternance de situations comiques ou dramatiques font de cette histoire un excellent roman.  (J.P.)

 

* * * * * * * * * *

Archives

Janvier-juin 2015

Août-décembre 2015

Janvier-juin 2016

Août-décembre 2016

Janvier-juin 2017

Août-décembre 2017

Janvier-juin 2018

Août-décembre 2018

 

Malvoyant
Thème par défaut