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Idée-lecture de la semaine

Chaque semaine nous vous proposons une Idée-lecture: un livre (ou un film) qui nous a plu, et qui peut-être vous plaira aussi...

 

Semaine du 12 avril 2021

Les cloches jumelles par Lars Mytting, Actes Sud, 2020, 422 p.
(Cote : R MYTT)

Il y a très longtemps, dans un petit village norvégien, naquirent deux sœurs siamoises, soudées par la hanche, mais joyeuses et vives d'esprit. En grandissant, elles manifestèrent un talent hors norme, celui de tisser à quatre mains des œuvres. À leur mort prématurée, leur père fit fondre tout le métal d'argent de la ferme pour fabriquer deux cloches dont il fit don à la magnifique église en bois debout du village. Plusieurs siècles plus tard se présentent au village deux jeunes hommes : un nouveau prêtre, bien décidé à laisser une empreinte de modernité sur son passage, et un chercheur allemand en architecture venu étudier le joyau de la vallée que constitue l'église en bois debout. Les deux cloches sont menacées, tout comme le cœur d'Astrid, la descendante de la famille Hekne, qui va devoir faire un choix entre les deux prétendants et lutter pour préserver l'héritage familial...
Un beau roman dépaysant où se mêlent des thèmes variés comme l’amour, l’architecture et tous les bouleversements d’une société en pleine mutation. (J.P.)


Semaine du 29 mars 2021

Malgré tout par Jordi Lafebre, Dargaud, 2020, 150 p. (Cote : BD Lafebre)

C'est l'histoire d'un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D'un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l'autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux. Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu'elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres... jusqu'à sa source.
Une bande dessinée dont l’histoire se déroule à l’envers et où l’on voit les héros rajeunir au fil des pages, voilà qui est original ! L’histoire de ces deux amoureux platoniques est touchante et les couleurs aux tons pastels font de cet album une lecture fort plaisante ! (J.P.)

 

Semaine du 22 mars 2021

La vie suprême par Alain Bagnoud,  L’Aire, 2020, 159 p. (Cote : R BAGN)

Nous sommes en 1873. Le jeune Besse vit dans un village montagnard. Il est pauvre, sans avenir, rêve de mener une "vie suprême" et espère un événement qui va la lui offrir. Un jour, un faux-monnayeur apparaît dans la vallée. Il s'appelle Joseph-Samuel Farinet. Appâté par le changement que ce nouveau venu promet, Besse fait tout pour devenir un de ses associés. La bande se constitue, les rêves se concrétisent, des intrigues bouleversent la petite société montagnarde...

Un portrait très touchant de ce jeune homme prêt à tout pour sortir de la misère et donner du sens à sa vie… La vie suprême ? Elle n’est peut-être pas là où on l’attendait ! (iOL)

 

Semaine du 15 mars 2021

Visa transit par Nicolas de Crécy, Gallimard, 2019, 129 p. (Cote : BD Visa transit)

A l’été 1986, quelques mois après l’accident nucléaire de Tchernobyl, Nicolas de Crécy et son cousin ont à peine 20 ans quand ils récupèrent une Citroën Visa moribonde. Ils remplissent la voiture de livres, qu’ils ne liront pas, ajoutent deux sacs de couchage, des cigarettes... et embarquent pour un voyage qui n’a pas de destination, mais doit les mener le plus loin possible. Ils traversent le nord de l’Italie, la Yougoslavie, la Bulgarie et descendent en Turquie, dans un périple qui les confrontent au monde autant qu’à eux-mêmes.
Un road-trip qui nous embarque dans l’insouciance des années 80 entre rencontres chaleureuses et galères mécaniques. Une introspection nostalgique et poétique qui nous invite au voyage avec le style graphique reconnaissable de Nicolas de Crécy, dans des cases qui fourmillent de détails. (J.P.)

 

Semaine du 8 mars 2021

 

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre par Julien Dufresne-Lamy, Belfond, 2020, 249 p. (cote : R DUFR)

Charlie, un adolescent de quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre. Sur sa chaise de salle d’attente, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler.
Un regard sans fard sur les bouleversements familiaux et intimes que provoque une telle annonce, un nécessaire retour en arrière pour pouvoir aller de l’avant. (J.P.)

 

Semaine du 1er mars 2021

Betty par Tiffany MacDaniel, Gallmeister, 2020, 716 p. (Cote : R MACD)

Dans ce récit inspiré de la vie de sa mère, l’auteure nous raconte l’histoire de Betty, petite fille née en 1954 aux Etats-Unis d’un père Cherokee et d’une mère blanche. Le couple aura huit enfants, dont deux meurent en bas âge. Ils s’installent dans une grande maison avec leurs six enfants restants ; Betty est la quatrième. De la fratrie, Betty est celle qui ressemble le plus à son père, dont elle est très proche. Ce père aimant, régulièrement victime de mépris et de racisme,  s’occupe beaucoup de ses enfants, et a transmis à sa fille l’amour de la nature, et l’histoire et les coutumes des Cherokee. La mère est une femme instable, qui doit lutter contre ses démons. Betty est victime de racisme car elle a la peau brune, et de moqueries car elle est pauvre. C’est dans l’écriture, l’amour de son père, et les traditions qu’il lui a transmises qu’elle va puiser la force de survivre aux drames qui frappent sa famille, nourris de violence, de noirceur humaine et de non-dits.
Un roman percutant, où se juxtaposent l’horreur et la beauté avec une histoire familiale dramatique et une figure paternelle émouvante et inoubliable. (J.P.)

 

Semaine du 22 février 2021

Zouleikha ouvre les yeux par Gouzel Iakhina, Noir sur blanc, 2017, 465 p.
(Cote : R IAKH)

Nous sommes au Tatarstan, au cœur de la Russie, dans les années 30. A quinze ans, Zouleikha a été mariée à un homme bien plus âgé qu'elle. Ils ont eu quatre filles mais toutes sont mortes en bas âge. Pour son mari et sa belle-mère presque centenaire, très autoritaire, Zouleikha n'est bonne qu'à travailler. Un nouveau malheur arrive : pendant la dékoulakisation menée par Staline, le mari se fait assassiner et sa famille est expropriée. Zouleikha est déportée en Sibérie, qu'elle atteindra après un voyage en train de plusieurs mois. En chemin, elle découvre qu'elle est enceinte. Avec ses compagnons d'exil, paysans et intellectuels, chrétiens, musulmans ou athées, elle participe à l'établissement d'une colonie sur la rivière Angara, loin de toute civilisation : c'est là qu'elle donnera naissance à son fils et trouvera l'amour. Mais son éducation et ses valeurs l'empêcheront longtemps de reconnaître cet amour, et de commencer une nouvelle vie.
Intéressant d’un point de vue historique, car il décrit les terribles conditions de vie des déportés soviétiques en Sibérie, cette histoire l’est aussi d’un point de vue romanesque avec le destin touchant de Zouleikha. (J.P.)

 

Semaine du 8 février 2021

La machine Ernetti par Roland Portiche, Albin Michel, 2020, 445 p.
(Cote : R PORT)

Mars 1938. Le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile. Avec lui, le projet secret sur lequel il travaillait depuis des années. Automne 1955. On retrouve par miracle les notes du physicien disparu. Elles inspirent au père Ernetti une idée folle : construire une machine à voir dans le temps. Un chronoviseur. Sur ordre de Pie XII, le prêtre plonge deux mille ans en arrière. L’objectif est simple : prouver l’existence du Christ pour redorer le blason de l’Eglise et renforcer la foi catholique dans le monde. Commence alors une course folle entre le Vatican, la CIA, le KGB et le Mossad. Car ce que le père Ernetti va découvrir, en pleine Guerre froide, pourrait changer l’ordre du monde.

Une fiction palpitante, basée sur des faits réels ( !!). Avec ses chapitres courts à rebondissements et une ambiance à la Da Vinci code, ce roman reprend l’éternel fantasme du retour dans le temps et la question du fondement de la foi chrétienne. Très efficace et terriblement addictif ! (J.P.)


Semaine du 1er février 2021

La maison des voix par Donato Carrisi,  Calmann Lévy, 2020, 298 p. (Cote : RP CARR)

Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l'hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés. Un jour, une consœur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d'arriver en Italie. Seul hic, c'est une adulte. Elle s'appelle Hanna Hall et elle est persuadée d'avoir tué son frère pendant son enfance. Intrigué, Gerber accepte mais c'est alors qu'une spirale infernale va s'enclencher : chaque séance d'hypnose révèle plus encore le terrible passé d'Hanna, mais aussi qu'elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

Donato Carrisi a construit une intrigue qui arrive à sortir du lot, si bien pensée et tellement déstabilisante qu'elle en devient addictive. La mémoire des enfants renferme parfois de terribles secrets et l'écrivain joue d'un tel sujet avec une maîtrise rare. (MGA)


Semaine du 25 janvier 2021

Nickel boys par Colson Whitehead,  Albin Michel, 2020, 258 p. (Cote : R WHIT)

Déjà récompensé en 2017 par le prix Pulitzer pour "Underdground Railroad", Colson Whitehead l'est à nouveau pour ce roman, dans lequel il nous plonge dans un fait divers se déroulant dans la Floride des années 1960. Rendant compte des horreurs de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, il nous fait découvrir l'existence d'une maison de correction, la Dozier School for boys, où l'on prétendait transformer les délinquants en hommes honnêtes et honorables, et où les enfants noirs ont été torturés jusqu'à la mort.
C'est dans cette maison, rebaptisée «Nickel Academy» par l’auteur, qu'est envoyé après une erreur judiciaire le jeune Elwood Curtis, qui rêvait d'entrer à l'université, et qui connaît par cœur les discours de Martin Luther King. Elwood trouve dans cet endroit cauchemardesque un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d'amitié. Mais l'idéalisme de l'un et le scepticisme de l'autre auront des conséquences déchirantes.
S'inspirant de faits réels (de tels établissements ont existé jusqu’en 2011), Whitehead continue d'explorer l'inguérissable blessure raciale de l'Amérique et rend hommage, à travers ce récit bouleversant, à des centaines d'innocents victimes d’injustice du fait de leur couleur de peau. (CJu)

 

Semaine du 18 janvier 2021

Histoire du fils par Marie-Hélène Lafon, Buchet Chastel, 2020,170 p.(Cote : R LAFO)

Au Cantal, au début du XXe siècle, on fait la connaissance d’une famille qui comporte des jumeaux, des enfants de cinq ans dont l’un s’appelle Paul. Quelques années plus tard, Paul est lycéen dans un pensionnat où il fait la rencontre d’une infirmière scolaire bien plus âgée que lui, Gabrielle. De cette relation, Gabrielle aura un fils, André. Celui-ci ne sera élevé ni par son père biologique, qui ne sait pas qu’il a un enfant, ni par sa mère, qui le confie à sa sœur Hélène. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille. Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds.
Un siècle de vies et de secrets se déroule sous nos yeux, une construction habile qui jongle avec le passé et le présent pour révéler peu à peu l'histoire de ce fils et de sa famille. (J.P.)


Semaine du 11 janvier 2021

Les victorieuses par Laetitia Colombani, Grasset, 2019, 221 p. (Cote : R COLO)

A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d'avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s'effondre. C'est la dépression, le burn-out. Tandis qu'elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l'oriente vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce : "association cherche volontaire pour mission d'écrivain public". Elle déchante lorsqu'elle est envoyée dans un foyer pour femmes en difficultés... Dans le hall de l'immense Palais de la Femme où elle pose son ordinateur, elle se sent perdue. Les résidentes se montrent distantes, insaisissables. Mais petit à petit, Solène va découvrir des femmes aux parcours singuliers, issues de toutes les traditions, venant du monde entier et elle va comprendre le sens de sa vocation : l'écriture. Près d'un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Capitaine de l'Armée de Salut, elle rêve d'offrir un toit à toutes les femmes exclues de la société. Sa bataille porte un nom  : le Palais de la Femme…
Des portraits de femmes très touchants, leurs destins, leurs espoirs et leurs désillusions aussi. Un roman lumineux porté par la chaleur humaine et l’espoir. (J.P.)

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