Nouveautés

Nouveautés par catégorie

Idée-lecture de la semaine

Chaque semaine nous vous proposons une Idée-lecture: un livre (ou un film) qui nous a plu, et qui peut-être vous plaira aussi...

 

Semaine du 14 octobre 2019

Toute une vie et un soir par Anne Griffin, Delcourt, 2019, 267 p.
(Cote : R GRIF)

Assis au bar d’un hôtel où il a réservé une suite nuptiale, Maurice Hannigan décide de porter cinq toasts aux personnes ayant le plus compté dans sa vie. Il s’adresse dans sa tête à son fils unique, Kevin, journaliste aux Etats-Unis, qu’il aime, mais avec lequel il s’est toujours senti emprunté.
Il porte d’abord un toast à Tony, son grand frère adoré, son modèle, qui mourra de la tuberculose ; et puis Molly, sa petite fille morte à la naissance qu’il s’imagine voir grandir ; Noreen, sa belle-sœur atteinte d’un handicap mental avec laquelle il a entretenu des liens privilégiés ; et bien sûr Sadie, sa femme adorée sans laquelle il ne peut plus vivre. Raison pour laquelle il se trouve là. Car on comprend très vite que cette soirée lui tient lieu de cérémonie des adieux. Au fil des heures et des verres, c’est toute une vie qui se révèle dans sa vérité franche et poignante…
Maurice est un personnage émouvant que l’on quitte avec regret. Un livre à découvrir en sirotant… un bon mug de thé ! (J.P.)

 

Semaine du 7 octobre 2019

Our little sister (Notre petite soeur) [DVD] réalisé par Hirokazu Kore-Eda,Trigon film, 2015, 128 min. (Cote : F(Jpn) OURL)

Trois soeurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-soeur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale...

Un film magnifique, qui rend heureux ! (iOL)


Semaine du 30 septembre 2019

Revivre par Ugo Bertotti,  La Boîte à bulles, 2018, 148 p. (Cote : BD BERTOTTI)

Septembre 2013, Selma, réfugiée palestinienne de 49 ans, quitte la Syrie avec son mari et ses deux enfants à la recherche d’une vie meilleure, loin de la guerre qui frappe le pays. Avec 70 autres migrants, elle embarque sur un bateau direction l’Italie. Durant la traversée, elle subit un grave traumatisme à la tête. À son arrivée au port de Syracuse, elle est encore vivante, mais plus pour très longtemps. Sans que le staff médical ait eu à négocier, la famille accepte de faire don des organes de Selma. Trois patients italiens pourraient en bénéficier. L’un est curé, l’autre soldat réformé et une jeune femme, malade des reins depuis sa naissance. Pour raconter cette histoire, Ugo Bertotti a recueilli les témoignages des membres de la famille de Selma et des trois personnes qui, grâce à elle, sont toujours en vie.
C’est un sujet certes grave, mais traité sans morbidité et avec beaucoup de sobriété. Ces gens sont beaux, et la gratitude exprimée par les receveurs nous va droit au cœur. (IOL)


Semaine du 23 septembre 2019

Le dernier amour de Baba Dounia par Alina Bronsky, Actes sud, 2019, 151 p. (Cote : R BRON)

Une trentaine d’années après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les alentours de la centrale désaffectée se repeuplent clandestinement : Baba Dounia, veuve solitaire et décapante, entend bien y vieillir en paix. En dépit des radiations, son temps s’écoule en compagnie d’une chaleureuse hypocondriaque, d’un moribond fantasque et d’un centenaire rêvant de convoler en justes noces. Jusqu’à l’irruption de deux nouveaux résidents, qui va ébranler cette communauté marginale.
Alina Bronsky aborde la catastrophe de Tchernobyl sous l’angle du quotidien de quelques villageois qui sont revenus y vivre. Des personnages hauts en couleur, un ton humoristique faussement naïf et une Baba Dounia philosophe font de ce roman une très agréable lecture. (J. P.)


Semaine du 16 septembre 2019

Une vieille colère par Michel Maisonneuve, Gaïa, 2019, 200 p. (Cote : R MAIS)

Un grand-père somnole dans son fauteuil. Son petit-fils Daniel,  envoyé dans la même maison de repos à cause de problèmes de santé (mais aussi des soucis familiaux) veille sur lui. Joseph Viterbo, d'origine italienne, vit depuis 50 ans en France, entre Aix et Marseille. Il a une particularité : deux phalanges sont manquantes à son index droit. Ce matin-là, il se réveille et déclare qu'il s'appelle en réalité Giulio Dellacroce sans plus d’explication. L’adolescent va alors plonger dans le passé secret et trouble de cet homme venu d’Italie un demi-siècle auparavant. Un récit initiatique qui nous plonge dans les troubles de l’Italie mussolinienne et dans les secrets d’une famille où sourd une vieille colère…
C’est un beau roman sur le passé qui rattrape le présent, des relations familiales pudiques et complexes, un secret gardé sur plusieurs générations. (J.P)

 

Semaine du 9 septembre 2019

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres par Emil Ferris, Monsieur Toussaint Louverture, 2018, 416 p. (Cote : BD Moi ce que j'aime)

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, est une fan absolue des fantômes, vampires et autres morts-vivants. Elle se voit d'ailleurs comme un petit loup-garou : d'après elle, dans ce monde, il est plus facile d'être un monstre que d'être une femme. Un jour de Saint Valentin, au retour de l'école, Karen apprend la mort de sa belle voisine, Anka Silverberg, une survivante de l'Holocauste. Elle décide alors de mener l'enquête et va vite découvrir qu'entre le passé d'Anka au cœur de l'Allemagne nazie, son quartier en pleine ébullition et les drames qui, tapis dans l'ombre de son quotidien, la guettent, les monstres bons ou "pourris" sont des êtres comme les autres, complexes, torturés, fascinants.
Fauve d’or 2019 du meilleur album à Angoulême, cette bande dessinée est à tout point de vue hors norme, un chef d’œuvre. L’histoire est riche de multiples thèmes (la violence de la société, les secrets de famille, l’art, la sexualité, la maladie, la deuxième guerre mondiale, etc.) et le dessin est exceptionnel, réalisé au stylo bille. Ne vous laissez pas effrayer par l’aspect et le poids de ce livre ! Il est monstrueusement bien ! (J.P.)


Semaine du 2 septembre 2019

La papeterie Tsubaki par Ito Ogawa, P. Picquier, 2018, 374 p.
(Cote : R OGAW)

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l'art difficile d'écrire pour les autres. Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l'encre, l'enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu aussi bien que d'amour. Et c'est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.
Un roman contemplatif, « feel-good », qui nous donne envie de lâcher nos claviers et de reprendre contact avec le papier, l’encre et la plume et d’envoyer des lettres avec des mots choisis, une calligraphie soignée. Un moment de poésie et de délicatesse. (J.P.)


Semaine du 26 août 2019

Les billes du Pachinko par Dusapin, Elisa Shua, Zoé, 2018, 140 p. (cote : R DUSA)

Relations familiales, intégration et identité culturelle, rapport  à la langue, tels sont les thèmes principaux qui traversent Les billes du Pachinko (un jeu semblable au flipper), le deuxième ouvrage de l’auteur franco-coréenne vivant en Suisse Elisa Shua Dusapin.
Une jeune femme suisse née d’une mère coréenne, Claire, passe ses vacances à Tokyo chez ses grands-parents qui ont fui la Corée lors de la guerre du Japon. Ceux-ci ne s’y sont pas vraiment intégrés. Le but de Claire est de les convaincre d’accepter un voyage en Corée où ils ne sont jamais retournés. Durant son séjour à Tokyo, Claire s’occupe aussi d’une jeune japonaise à qui elle apprend le français, le souhait de la mère de celle-ci étant qu’elle aille plus tard étudier en Suisse, pays qu’elle admire à travers Heidi.

L’écriture d’Elisa Shua Dusapin nous emmène totalement avec elle, grâce notamment à son style épuré et intimiste, créant un univers, une ambiance, non dénués d’un brin de mélancolie. (F.B.)

* * * * * * * * * *

Archives

Janvier-juin 2015

Août-décembre 2015

Janvier-juin 2016

Août-décembre 2016

Janvier-juin 2017

Août-décembre 2017

Janvier-juin 2018

Août-décembre 2018

Janvier-juin 2019

Malvoyant
Thème par défaut